Ce n’est pas parce que c’est moi que c’est moi. Je ressens les choses, et alors, je ne suis plus moi. Lorsque je ressens les choses je veux dire que je m’annihile dans le chaos splendide des évènements, des humains, des animaux, des végétaux, des silences et des bruits qui sont partout autour de nous. Sauf que dans ces cas-là, ce n’est pas « je » qui s’annihile, c’est mon corps et mes pensées. Je pense que je fais partie du monde dans ces moments-là. Je m’oublie tout entier et je n’existe plus. Je suis une sorte de feuille dans les tourbillons du mouvement de l’univers tout entier et infini, oh si infini. Je me perds et jouis de cette perte totale parce qu’en même temps que je disparais, il me semble comprendre mieux les choses, et accéder à un secret enfoui que je ne prétends pas être la seule à découvrir mais par l’unicité personnelle de ma découverte, alors si, je me l’approprie un peu et me sens bien. Je ressens les choses. Oui, ces choses, quelles sont-elles ? Je devrais varier mon vocabulaire parce qu'on me prendrait pour une niaise presque. Pas que je ne le sois pas ! Mais ce que je veux dire, c’est ce que sont ces choses, car elles sont quelque chose d’autre que juste choses. Je voudrais pouvoir ouvrir ma tête et que vous voyiez ce qu’il y a dedans. Parce que les mots sont impropres à me traduire, à exprimer ce que je ressens ; et puis, ce que je ressens, n’est-ce pas des sensations ? Oui. Donc, différences de mots. Les mots leurs sont accolées bien arbitrairement ! Qui a donc décidé qu’une table serait une table. Je me le demande.

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Sometimes, it's just the way it is. You really feel like things are going to be better, that you'll be able to change, to start yournew(thoughtfully)self from scratch. But this is all shit. You are what you are from the beginning and even if friends change, even if your name changes, even if you've different nicknames, you're always stuck there, with yourshittyself, and you have to deal with it. The best way I found to keep going and smilin, it's just not to think too much. Enjoy, dance, smoke, drink, do what makes you feel alive with people you want to see -and just, only, exclusively them, not those that you think you "have" to be with- and THAT way, you'll feel in harmony with your deep deep you, and THAT way, life will seem nice more often, and THAT way you'll like waking up in the morning with this greatly wonderful idea : I fuckin enjoy myself around here, no matter what I do, I am nonsensly having huge fun.

16th June 2013

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Voilà, c’est tout, c’est comme ça, c’est moi, un peu, beaucoup. Je me trouve, je me perds, et puis alors, l’eau jaillit, extraordinaire, l’éther me suspend entre ciel et terre, entre toi et moi, entre le rien et le tout. C’est la danse, folle, la folle danse de l’énergie, l’emballante débandade, dégringole ; j’ascende. Les couleurs et les formes et les sons et les odeurs et ta peau et les corps et les pollens et puis toute cette vie. Le mot est si court, si bref, si pur ; comme toi. Les miroirs me perdent ; alors, vite, sans cesse, cours ! Vite, comme c’est beau, c’est brillant, c’est l’oxygène. L’oxygène qui t’inonde, once du sublime, miette du majestueux, inceste à l’imposant. Les airs dans toutes les aires, assaillent le sommeil, et de trêve ; de grâce pardon ; accordez-moi le rêve. C’est ici, c’est là-bas ; c’est en haut, c’est en bas. Plus qu’une fête foraine, la puissance aux tropiques, et les paupières lourdes. Toujours sollicitées elles peinent et remplissent tout de tout c’est très. Jamais trop, le navigué s’achemine. Et nous rions !

10th June 2013

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Dear fear

La longévité est facultative. Ce n’est pas anodin, tu sais, parce que cela te le semble. Il y a sans cesse, des rumeurs dans les rues, dans humeurs dans chez les brus, qu’on ne sait relier à quoique ce soit. Sans doute, tu ne sentiras rien de ce qui t’effleures, alors, feuille des champs, il te faut partir. Non pas si loin, tu ne comprends rien. Il ne s’agit plus de fuir aujourd’hui, aujourd’hui que le calme s’est déposé. Comme une fine couche de poussière, omniprésente, du sable noir, si tu le souhaites, autour tout autour de tout. Et puis, soudain, le soleil brilla. Le soleil brilla, noir et profond au fond de tes prunelles insondables ; il n’est pas anodin, tu sais, que tu crois cela. Il n’est rien d’anodin dirais-je, mais comme mon brave S, tu ne comprendrais pas : c’est que c’est in-compréhensible. C’est préhensible, oui, si, cela l’est. Mais pas de la manière dont tu as été enseigné, pas de la manière dont te sont inculquées les choses. Alors, lentement, je flotte, et comme un pétale de rose, ou de flamboyant, au choix, en option, je m’élève vers l’absence de pesanteur. Les pesanteurs, tu sais, sont des phénomènes alternatifs. Il n’y a rien de contingent qui ne le soit. Pense bien à cela. Il n’y a rien non plus qui ne peut te retirer ton électricité. Il n’y a rien qui ne tue que la mort ; pour parler dur. Ce n’est pourtant pas, et toujours pas, et vraiment pas, et sincèrement pas, finalement, ma manière de faire. Alors, je m’y plie, tu sais, la pesanteur. Alors, les allumettes, et les cigarettes, et puis beaucoup de sexe. C’est un équilibre comme un autre. Allons-y. Tu sais, papillon, la guerre, elle est là, elle est loin, elle est chez toi, c’est comme les pales du ventilateur de ta salle de bain, tu ne les vois pas toujours, et pourtant, elles sont là, elles participent. Néanmoins, contrairement aux pales, la guerre, elle ne donne pas plus d’air ; la guerre, elle tue l’air. Tu sais, il y a tous ces gaz là. On se disait, au début du progrès, que l’air un jour serait payant ; et non (quoique) : tu vois, on se contente de le pourrir pour le faire payer, le faire payer à tous ces abrutis qu’on a envie de dézinguer. Haha, je me gausse et il n’y a rien de drôle. Regarde un petit peu ce que disent les braves Max et Theodor, tu comprendras mon rire. Il me semble que Albert aussi.  

5th May 2013

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Le jaune judas s’entrouvre, opercule crustacé, et la plaine paraît ; la plaine de ton iris. Fleuri, le buisson d’aubépine l’est. Tu ne sais, parmi les canaux, ce que tu trouves. Au fond, finement, il pourrait y avoir the hours. Sur les campanules, le vent frêle de ta voix flotte, et une musique grisaille -tandis que tu fermes les yeux (obélisques !) sur le sommeil- sans contrer pour autant l’éclat hydratant du soleil. Tu ne sais je ne sais il ne sait et les nudités échauffées par des embrassades dans les échauffourées cessent une sérénade immobile pour développer la grâce docile deus membres sylphides. La substantivation, de la fleur, de l’orée, et toutes ces merveilleuses odeurs qui chantent et dansent au soleil levant figé mouvant, sont la palette d’une image, l’image splendide et rocambolesque, l’image perfide et romanesque, d’une entité infinie. Les iridescences fluctuent et distinguent, et nonchalamment certaines corroborent. Certaines s’assemblent et certaines se cessent, et et certaines se heurtent même. La bénévolence ; quelle violence ; tu te dis : Comment ? alors qu’il n’y a … Taudis !. 

Le chaos des -non, je reprends : Le bricolage qui insatisfait, la rose pourpre ; c’est elle. C’est la fleur immergé dans un temps gluant qui n’est pas le tien. Il est ce temps en parallèle qui ne te concerne pas ; et que stupéfiamment, tu constates néanmoins. Lapsus scriptural intéressant, néantmoins. Sans doute que j’ôte le néant ; sans doute : c’est la démarche. 

Il y a eu aussi cet acétone, dans la coupe de champagne, qui trempait les pinceaux imprégnés de peinture à l’huile (hydrophobe) : en un temps qui t’es si étranger, il a changé d’état, n’a plus été ; il a accédé au néant d’une manière que tu ne peux réellement saisir dans son cheminement. Je parle, ça y est, avec les parcours ; tu me dis si tu ne me suis plus. 

Par exemple, le temps du poivre, lui, tu le saisis un peu plus peut-être : tu tournes le moulin, le poivre sort, entre en contact avec ton met, et une fusion par déposition s’effectue en quelque manière. Tu goûtes alors le poivre et l’aliment ; une imprégnation pourra se faire dans de plus ou moins importantes proportions dans la cuisine dirais-je. Tu sens un peu quand même le temps du poivre. Essaie dessertir le temps de la fleur, tu parviens à le concevoir, à en quelque manière le conceptualiser. Maintenant, essaies-toi à le ressentir dans son cheminement aussi ? 

2nd April 2013

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Je me lance, ce ne sera que moi qui le dis, sûrement, je n’en doute pas, encore, comme toujours, tu répondras avec des couteaux d’une chansons, couteaux aiguisés du fait que je ne sache pas, toujours pas, comme toujours : pas, si tu t’adresses à moi. Alors voilà tu sais, c’est pas plus compliqué que cela, ce travers, que tu as, que l’on a, il ne me plaît pas. J’aimerais qu’il disparaisse, qu’il y ait cette membrane, seulement notre peau, chacun, qui nous sépare l’un de l’autre. Qu’on ne sente pas obligé d’opacité. Je ne sais plus pourquoi je te dis ça, parce que je n’y crois plus, là, déjà. Tu as réussi. Et pourtant : je me demande si tu as réussis, c’est qu’au fond, j’avais raison. Soudain donc, je ne veux pas te laisser. L’abandon, c’est si terrorisant : cela me terrorise pour toi. Non non : j’arrive à lutter contre ça, j’arrive. Néanmoins. 

L’ouverture des coeurs.

Ne pensez pas, à tort, je veux dire, ne vous méprenez pas, je suis une hirondelle. Les hirondelles, non pas le printemps, mais sont des sages. Je ne suis pas sage. Je ne suis pas même une sage. Je suis une image. Une image subtile et grossière de tout ce que je pourrais être. Sans n’être rien. C’est cela, cet attrait étrange que vous trouvez peut-être autour de moi, la vérité, c’est que je ne suis rien. Au fond, du fond, il n’y a rien. C’est terriblement dispendieux de parvenir à se convaincre de cela. Je ne vous le souhaite pas. Parce que cela ne vous avancerait à pas grand chose. D’autant plus, que cela déforme, et fait perdre du temps. Vous savez, le corps s’imprègne, le corps s’imprègne de ce que vous lui présentez comme substrat, comme impreignant. Si vous prêtez attention à ce de quoi l’imprégner, vous pouvez obtenir de fascinants résultat. Alors après, la difficulté finale, c’est la corroboration. Il vous faut vous corroborer. Au millimètre, qu’est-ce qui change de se forger un vrai personnage ? C’est plus contrôlé. Alors prendre en compte les paramètres, est-ce que ça me fait vraiment n’être rien ? C’est un sentiment titillant vous savez. Ce n’est pas si évident lorsque seul on se retrouve, et que dans la bougie qui se consume, dans le reflet sur la fenêtre, dans le miroir le matin et le soir, on ne voit qu’un vide, un vide habité dans on ne sait quelle dimension, par quelque chose d’inconnu. On constate, ça et là, les écorces rapportées, sagement collectées -dès l’âge de la consciente inconstitante, qui se constitue plus loin- et c’est tout. Je ne sais dans quelle mesure c’est encore une écorce, mais il me semble trouver une certaine mesure, une dimension infime qui serait singulièrement spontané ; mais je ne sais jamais. 

Demain, finalement, après tergiversations avec mon écran et moi-même, et mon écran, je prendrais le métro. Fuck, shit shit shit. Est-ce que je m’arrangerais encore, je ne sais jamais comment exactement, jusqu’à deux heures avant, comment je vais me goupiller, pour être, le serais-je : en retard. Je ne mets même pas de point d’interrogation, économie de symbole, par économie de lutte. Je lutterais demain, aujourd’hui, la nuit n’est pas encore passée. Il se passe tant de choses en une nuit. Ainsi, la nuit n’est pas encore passée, alors cela est inexorablement et décidément vain de prétendre opter pour l’une ou l’autre des solutions. Être ou ne pas être en retard, mais fuck demain quoi. Haha, je ris je ris je ris. C’est moche parce que c’est moche. J’ai horreur de ça. Je dis : demain ou pas demain, j’irais en retard ou pas en cours. J’ai tout l’assoupissement pour tourner mes boucles mes tours dans ma tête. Je suis un tourne-disque, la nuit, quand je m’endors. Et je rembobine.

28th March 2013

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Bonjour. Tiens, je te dis bonjour. A toi, et puis à toi, et puis à toi, aussi. La liste est non-exhaustive. Telle que tu me vois là, je suis levée, je suis levée, en proue, et la musique de je-ne-sais-quel compositeur me galvanise, tu sais, la musique triomphante, triomphale, un peu. Lorsque s’abat la vague, tu n’as rien à dire. Lorsque le marteau du juge, claque contre son réceptacle, non plus. Alors, bouche close je te prie, continue. Continue, mais ailleurs. Tu sais, ces ailleurs, ces ailleurs qui nous sont proposés, ces besoins inhabituels, ces paradis artificiels. Je suis levée, et je plonge alors, je plonge, dans une sublime sublime pervenche. Une pervenche liquide, qui prend possession, petit à petit, gra-du-el-le-ment, de tout tout mon corps. Ma peau, souple, est bercée, caressée, par la pervenche. Cette pervenche, contre moi fluide, émiette ses pollens pour la génération future ; de pervenches. Le ciel parfois tu vois, est pervenche, alors parfois tu vois, j’ai l’impression que je les vois, que je les vois si bien, tous nos petits garnements, tous nos petits garnements, courir là, si vite, si loin, si fort. Par-delà les contrées, par-delà les pleines plaines soyeuses et duveteuses. 

La pervenche, la glycine, tout contre moi, blotties. Je suis blottie, blottie dans l’or. L’or moelleux de mon matelas, qui est là. Lui. Il. Berce mes nuits, et puis mes jours aussi, tu sais, les paradis artificiels, je ne t’en parlais pas en vain. Je ne parle jamais en vain, lorsque je souhaite parler. Après, certes, et diantre aussi, si tu me veux faire parler, alors là non. L’opale s’efface, et pouf, me voilà, sur le gravier, dans les vapes. Toujours, toujours : préserver les vapes. Les vapes c’est-à-dire ce sourire. Oui Max, oui, je te suis. J’ai évidemment, des remarques. Sinon, je ne te parlerais pas ; tu m’intéresses néanmoins, tu me stimules. Allons Max, je ne prétends rien !

Prendre en photo l’appareil photo, dur dilemne. Tiens, encore elle, elle est là, toujours, dans mes veines. Sans doute, la musique a été là pour nous réconforter, nous réconforter de nous-mêmes. Toujours entendre son estomac, ou sa rate, ou les poux, ou les chiasses ; cela devait être d’un indicible ennui. Nous avons la musique, nous avons elle. Dis, j’ai une question bête : tu penses que si les chiens avaient la musique, ils auraient un langage conventionné ? Elle, au début, je parlais la nicotine ; alors crac. Je mens : et je souris de ce mensonge reconnu. Je mens : je dis “crac”. Alors que crac, c’est une onomatopée, une onomatopée qui pour nous, évoque le craquement de l’allumette sur son grattoir, constitué de poudre de verre et de phosphore rouge. Et que je détiens, ) ce jour, pour être précise, disposés sur mon bureau, seulement quatre briquets. Le seulement ne s’applique pas au numéral, mais au fait qu’il n’y ait ainsi donc aucune boîte d’allumette, dotée de grattoir ou non, et par conséquent, absoluement aucune allumette, sur mon bureau, lieu de circonvolution efficiente de mes bras (à ce moment). C’en est tout.

9th March 2013

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Sur le haut de l’escalier, nous nous sommes séparés. Tu allais travailler à, moi aussi mais à, et plus tard. Je t’ai raconté que j’ai fait ma lessive, et que j’ai hâte. Toi aussi ; nous avons réglé les derniers détails en marchant, concentrés. Dans la ruelle, plombée de soleil, il m’a semblé être dans un autre endroit que Paris : Paris. Je me suis promenée, passage Gauthier, rue Rempal, rue d’Orillon, il me semble. Une galiériste adorable dans une adorable galerie ; des oeuvres japonaises, et taïwanaises. Charmant ! CRAC fait l’allumette, je continue ma route, mon cheminement, errante et jubilante. Un poisson sur un mur, c’est le poisson sur le bureau qui m’y fait penser. Il fait un peu plus froid maintenant. Comme avec la neige, les gens donnent rendez-vous au soleil. Ils passent chapeaux bas (et genoux : ils sont extendus dans l’herbe) devant l’astre. Qu’importe le brin, pourvu qu’il y ait la paresse. Et puis, le vélo. Hop saute tâte bippe et  poum en selle le feu est rouge tant pis il n’y a pas âme devant tes roues folles. Tu fais une pause à la boutique pour nourrir ton réfrigérateur et ton estomac. Et la radiodiffusion parle de sommeil paradoxal. Le soleil est vas maintenant. Je le vois, à ma droite, qui saupoudre encore un peu les nuages dans le ciel, à ma droite, horizontale. Il y a un autre horizontal : l’abject. L’abjecte chiure de l’avion grise dans les cotons rosés. Elle a mangé une barbe-à-papa aux Buttes. Bière. Je connais l’artiste. Je suis en rupture de thé, c’est la merde, ça fait chier, ça m’emmerde vraiment, ça me plombe. Oui, oui, oui et alors ? Hein, tu me dis un peu, ce que ça peut faire ? Que je choisisse d’être pressée. Les oranges, tu les bois comment toi ? Qu’est-ce qui le matin te donne ton énergie, qu’est-ce qui en hiver (bouh, pollutionneur) te donne bon teint ? Hein ? Moi aussi : ce sont les oranges. Alors merde hein. Je fais ce que je veux. Je te demande juste de me suivre, de me laisser mon fil si tu aimes mieux le tien, je ne demande que cela : des fils, en parallèle, et aucun embrouillamini ! Mon problème en ce moment, c’est que mon fils, ce n’est pas qu’il me lâche, non : je suis un peu en passe de le soutenir mon ami. Prokofiev, tu m’enfièvres. Pouah, enfin : peut-être là-bas tu pourras dormir ?

 

6th March 2013

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Tu me vois, je te vois. Mais qui es-tu pour me voir ainsi ? Qui suis-je pour me voir ainsi ? Ah non, c’est vrai, tu as raison, c’est exact : je ne me vois pas. Il n’y a que toi qui me vois. Il n’y en a que pour moi. Parfois vois-tu, j’ai l’inadéquate impression de me voir. Tu as besoin d’un codex. Je le sais. Alors moi, je lis. Je lis, et dans tes bras, j’oublie un doux instant tout ; sauf que tout continue quand je suis dans tes bras. Et quand je n’y suis plus, toi aussi, tu continues. Alors zut, et re-zut : soit tu continues avec moi, soit je ne continues pas. Je vais cesser je crois, ces moments dans tes bras. Morphée, ma belle, ma si belle. Non, veuillez m’excuser (ça, c’est ma grand-mère vois-tu), je ne réponds pas à tout. Je suis là, parfois. Hier, toi, tu disais que j’étais un ghost. Puis nous nous sommes embrassés au jardin du Luxembourg. Qui me paraissait si petit hier, toi. Oui, merde, je suis de cette race, de cette race qui rechigne à quitter les bancs. Merde encore, je m’y sens aussi à ma place qu’à une autre ; sauf que celle-là, je ne veux pas la quitter. Pusillanime sursaut : ANIME-MOI !

Et dans le reste du monde, en Chine, ça se passe comment ?

- En Chine, ça se passe en Chinois” ; merci.

26th February 2013

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//BREVE//

Ça y est, nous sommes à quelques instants de la chute, il y a tout juste eu le petit pop de l’affaissement des derniers fondements solides de la liane qui ne tient plus que par la cire molle agrippée aux bords du col, pop again, ça y est, elle est tombée. Je m’étais trompée dans mon récit : elle crépite un temps dans la cire qu’elle liquéfie, tandis que la mèche s’imprègne du liquide assassin de sa flamme. Elle exhale encore quelques râles, pathétiques et mécaniques, et c’est fini. Vaguement (peut-être n’est ce que l’ambiance de la pièce notoirement enfumée), je distingue un filet de fumée des derniers soupirs de la défunte. 

Entre-temps, (le temps où j’ai posté ma présentation de cette mort et la mort (maintenant consommée)), il y a eu le téléphone qui a sonné, le père de J au bout du fil, et J qui se relève, émergente, de sa chambre pour venir se blottir à genoux près du téléphone, juste contre ma jambe. Elle a parlé fort dans mes oreilles, j’étais focalisée sur la bougie. Maintenant, la communication téléphonique est finie, la bougie aussi, le calme des bruits électroniques et tics en tous genres reprend possession de l’espace autour de moi. 

STOP

26th February 2013

Video

Tu vois, ça nous suffisait. Pas besoin de nanas à poil, pas besoin de mecs huilés, pas besoin de hummer-limousine (bon, fallait quand même la Lancia, la Ford, ou la old Chevrolet), et tutti quanti. Tut ut ut, et puis merde hein, merde. Non pas que ce fut vraiment le mot qui occupât mon esprit au moment donné auquel je l’écrivis, néanmoins, voilà un merde positif dans ta petite tête de con. Non mais oui, vraiment, parfois, tête de con au quotidien, du jour, de ta tête dans le miroir. Alors évidemment, la limonade au soleil (j’en avais pas, j’en voulais pas, j’avais ma clope et mes yeux battus), c’est le must en ce moment. Tu m’expliqueras un autre jour tes considérations inactuelles, nous actualiserons tout ceci et je m’instruirais de cela, et (il ne s’agit pas de conditions sine qua none) everything is just so easy. 

Tenderly, la petite bougie se consume, et soudainement, pas maintenant, et d’ailleurs, je le déclare, c’est vrai alors que je n’en avais absolument aucune conscience consciente ; alors oui on m’objectera, la bougie est dans mon champ de vision, soit, je n’ai néanmoins pas fait l’osbervation réfléchie de cela ; or, je l’ai écrit avant de le voir ; elle disparaît. Ce n’est pas encore le cas, mais bientôt je répète. Si elle disparaît(ra), c’est parce que son bougeoir est tout simplement une bouteille de gin Hendrick’s, très esthétique dirais-je pusillanimement, et marron, opaque, et enfin, si vous voyez, si vous cherchez, vous verrez. Donc, ce bougeoir soutient en son centre une bougie par les soins de BIBI enfoncée qui néanmoins constitue l’abyme des bougies en fin de corde (c’est le cas de le dire) qui lors de leur suicide inéluctable disparaîssent ainsi au fond du verre (marron) et s’éteignent en faisant fondre sans doute un peu autour d’elles (par leur chaleur) (du feu) (qui brûlait) la cire amassée par les décès précédents. Bonne nuit au coin du feu.

(C’est faux : il fait froid.)

21st February 2013

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Une dangereuse fois. Il est une dangereuse fois, où j’ai bien cru que le monde s’écroulait. Stoïquement, j’ai affronté néanmoins le moment, je ne me suis pas effondrée, non, tu serais fière de moi, je serais fière de moi, si je n’avais pas soudain aussi eu conscience que c’était normal, et que ce qui l’était moins, c’est ça : que j’ai pensé que tu serais fière de moi, et que je pourrais être tentée de me sentir fière de moi. Tu ne suis plus ? Allons, parlons plus commode. 

Aujourd’hui, c’est manifeste, le professeur n’y était pas. Très flatteusement pour lui, j’ai pensé de sa performance, à des écrits de Wittgenstein : qui doute doute de ce qu’il fait. De ce qu’il dit, de ce qu’il croit : il ne sait plus s’il n’y croit plus, ou s’il y croit, ou s’il est indifférent, ou s’il est submergé par la croyance, ou s’il croit en autre chose ; que sa profession. Très trivialement, l’auteur se met à nu dans des carnets, et m’annonce comme ça, mastodonte tranquille, qu’il ne sait pas. C’est si plaisant, qu’il m’a contaminé un temps de son doute. Mais heureusement (c’est amusant : cette négation pour affirmer du positif : nous sommes éduqués dialectiquement, et une tradition de valeurs nous fait exprimer cela de la sorte ; me fait exprimer cela de la sorte ; et je tique ; j’en sors ?; je ne pense pas ; qu’est-ce qui me fait tiquer : c’est le mais que je trouve employer trop souvent et trop en désaccord avec ce que je sens ; alors c’est mon corps qui se rend compte ; ?), j’en suis sortie. Pense-je ; aussi, voilà ! Advenir, je m’adviens par la nécessité imposée par l’institution. Je force ce qui vient progressivement. Ou alors : je réalise seulement la progression par la nécessité instituée de se situer. Je reprends un topique déjà abordé, zut, ou peut-être pas avec vous, qu’importe. Néanmoins, si je formule cela de la sorte, vous comprendrez (nous pourrions dire : encore ; mais néanmoins signifie certes un revers, mais il est un positif justement dans ce néant-moins parce qu’alors je pense : moins moins c’est plus ; j’avoue plus affectionner néanmoins ; peut-être n’est-ce que pur romance avec les mots et les lettres fournies ; mais : m-a-i-s ; comme maïs)

: par l’éducation, nous pourrions en revenir à l’invention du temps, il a été trop rempli pour faire cela. Ainsi : l’éducation, structurée, progressive, redondante et par paliers, nous emmène selon une précision croissante, à un rouage particulier au sein duquel nous sommes priés de nous insérer (délicatement). Ceci est loin d’être négatif : de l’être nous participons à l’être (l’être-ensemble) ; ce qui pose problème, c’est cela : s’advenir. Il semble par l’accélération en quelque sorte des modalités et des statuts (de tout), nous soyons précipités (littéral et physique) en êtres seulement utiles, et que nous soyons limités par le fait à ne plus nous développer. Alors qu’il existe je pense, une précision, une exigence, allons-y, une perfection qui se surpasse sans cesse par la stimulation intérieure : la création, la création humaine. D’un principe évident : la réaction génère la création ; et doués d’un intellect, nous réagissons. Ce que je dis de l’éducation, c’est grossièrement, que lorsque rouage enclenché nous sommes, c’est la mort. Alors pas la mort intellectuelle, nous ne devenons pas des légumes (tout de même) par cela -nous pouvons le devenir annexement- mais nous ne sommes plus “encouragés” (négatif). Il faudrait dire, que nous pouvons voir et sentir et faire sans nuire. Nous n’avons pas à nous cantonner au rôle, si nous sentons l’impulsion à faire, nous créons et nous pouvons penser.