Ce n’est pas parce que c’est moi que c’est moi. Je ressens les choses, et alors, je ne suis plus moi. Lorsque je ressens les choses je veux dire que je m’annihile dans le chaos splendide des évènements, des humains, des animaux, des végétaux, des silences et des bruits qui sont partout autour de nous. Sauf que dans ces cas-là, ce n’est pas « je » qui s’annihile, c’est mon corps et mes pensées. Je pense que je fais partie du monde dans ces moments-là. Je m’oublie tout entier et je n’existe plus. Je suis une sorte de feuille dans les tourbillons du mouvement de l’univers tout entier et infini, oh si infini. Je me perds et jouis de cette perte totale parce qu’en même temps que je disparais, il me semble comprendre mieux les choses, et accéder à un secret enfoui que je ne prétends pas être la seule à découvrir mais par l’unicité personnelle de ma découverte, alors si, je me l’approprie un peu et me sens bien. Je ressens les choses. Oui, ces choses, quelles sont-elles ? Je devrais varier mon vocabulaire parce qu'on me prendrait pour une niaise presque. Pas que je ne le sois pas ! Mais ce que je veux dire, c’est ce que sont ces choses, car elles sont quelque chose d’autre que juste choses. Je voudrais pouvoir ouvrir ma tête et que vous voyiez ce qu’il y a dedans. Parce que les mots sont impropres à me traduire, à exprimer ce que je ressens ; et puis, ce que je ressens, n’est-ce pas des sensations ? Oui. Donc, différences de mots. Les mots leurs sont accolées bien arbitrairement ! Qui a donc décidé qu’une table serait une table. Je me le demande.

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Sometimes, it's just the way it is. You really feel like things are going to be better, that you'll be able to change, to start yournew(thoughtfully)self from scratch. But this is all shit. You are what you are from the beginning and even if friends change, even if your name changes, even if you've different nicknames, you're always stuck there, with yourshittyself, and you have to deal with it. The best way I found to keep going and smilin, it's just not to think too much. Enjoy, dance, smoke, drink, do what makes you feel alive with people you want to see -and just, only, exclusively them, not those that you think you "have" to be with- and THAT way, you'll feel in harmony with your deep deep you, and THAT way, life will seem nice more often, and THAT way you'll like waking up in the morning with this greatly wonderful idea : I fuckin enjoy myself around here, no matter what I do, I am nonsensly having huge fun.

3rd April 2012

Post

Voluptueuse, onctueuse, Somptueuse ! Le poison de ma vie (s’il était le seul !) s’élève à la lumière de l’écran face à moi, spectre de mes nuits et parade de mes jours. Il est bientôt minuit et j’ai cédé à ton appel, déesse insidieuse qui lentement consume jusqu’aux fourches de mes cheveux désordonnés. Vile compagne de l’ennui, amante invétérée de l’euphorie, tu me soignes, tu calmes mes émois et ce soir, dans mon lit, je pleurerais entre deux quintes de toux. Non pathos va-t-en, les maux physiques sont une histoire distanciée de cette nouvelle réalité qui petit à petit gagne du terrain. 

Mélancolie tapageuse et fumante, tu accompagnes mon esprit, par les méandres sinueuses et indécentes, de mes licences puériles. Je babille et doucement, mes pensées se distinguent, en filaments filandreux, qu’englobera le sommeil souverain. Je m’en vais, toujours plus, et toi, calcinante, tu m’accompagnes par-delà les maux et les camées, tu m’emmènes plus loin que quiconque ne pourrait s’en convaincre, battre larme à l’oeil les dragons associés. La rose flétrie préside, sans couronne que ses feuilles parsemées, à mes déambulations annulaires, arachnidéennes sur le clavier. Un jour sans doute je pourrais m’évader, et virevoletante en dépit de la gravité, essence planante, je fumerais toute une éternité.

Puis une autre se présentera, à mes yeux hallucinés, je n’existerais pas plus que les rats, qui bouffent les affamés. Puissante et diaphane je serais reine, d’un royaume qui n’existe pas ; onirisme suprême, je me déplacerai sans pas. Ombre fulgurante d’indécences surannées, je plongerais avec sublime, dans le mystique outrageant d’un volcan, érection de magma, qui ne se confierait qu’à moi. Les tulipes bohèmes, avec quelques calcaires ancestraux, subiront les offenses, d’une valse débridée. 

Va, va merveilleuse minérale, je ne te retiens et ne le pourrais, quand bien même d’un enchantement, je me pourrais désintégrer ; et alors dans ton ascension furibonde, te suivre, te suivre à tout jamais.