Ce n’est pas parce que c’est moi que c’est moi. Je ressens les choses, et alors, je ne suis plus moi. Lorsque je ressens les choses je veux dire que je m’annihile dans le chaos splendide des évènements, des humains, des animaux, des végétaux, des silences et des bruits qui sont partout autour de nous. Sauf que dans ces cas-là, ce n’est pas « je » qui s’annihile, c’est mon corps et mes pensées. Je pense que je fais partie du monde dans ces moments-là. Je m’oublie tout entier et je n’existe plus. Je suis une sorte de feuille dans les tourbillons du mouvement de l’univers tout entier et infini, oh si infini. Je me perds et jouis de cette perte totale parce qu’en même temps que je disparais, il me semble comprendre mieux les choses, et accéder à un secret enfoui que je ne prétends pas être la seule à découvrir mais par l’unicité personnelle de ma découverte, alors si, je me l’approprie un peu et me sens bien. Je ressens les choses. Oui, ces choses, quelles sont-elles ? Je devrais varier mon vocabulaire parce qu'on me prendrait pour une niaise presque. Pas que je ne le sois pas ! Mais ce que je veux dire, c’est ce que sont ces choses, car elles sont quelque chose d’autre que juste choses. Je voudrais pouvoir ouvrir ma tête et que vous voyiez ce qu’il y a dedans. Parce que les mots sont impropres à me traduire, à exprimer ce que je ressens ; et puis, ce que je ressens, n’est-ce pas des sensations ? Oui. Donc, différences de mots. Les mots leurs sont accolées bien arbitrairement ! Qui a donc décidé qu’une table serait une table. Je me le demande.

//

Sometimes, it's just the way it is. You really feel like things are going to be better, that you'll be able to change, to start yournew(thoughtfully)self from scratch. But this is all shit. You are what you are from the beginning and even if friends change, even if your name changes, even if you've different nicknames, you're always stuck there, with yourshittyself, and you have to deal with it. The best way I found to keep going and smilin, it's just not to think too much. Enjoy, dance, smoke, drink, do what makes you feel alive with people you want to see -and just, only, exclusively them, not those that you think you "have" to be with- and THAT way, you'll feel in harmony with your deep deep you, and THAT way, life will seem nice more often, and THAT way you'll like waking up in the morning with this greatly wonderful idea : I fuckin enjoy myself around here, no matter what I do, I am nonsensly having huge fun.

13th July 2012

Post

La pluie.

Véhémente et narcissique, je lui sais gré de ne pas trop s’en faire, lorsque d’aucuns la maudissent et vantent ses démérites. Je la soudoie parfois, de procurer enfin à un ou deux petits êtres tantôt fragiles tantôt narquois, le réconfort dont elle est synonyme. Je ne fais pas dans la demi-mesure, lorsque d’elle je me régale ; et tandis que les braves s’engaillardissent dans les masures obscures et sales, moi, je travaille. Le labeur petit à petit ronge mes nuits ronge mes jours ronge mes heures, et d’heurts en heurts je poursuis toujours obstinée le chemin qui se profile à deux pas. Non monsieur, non madame, je n’anticipe pas. Mon emploi du temps me dites-vous ? Mon agenda ? Que sont ces futilités de langages lorsque s’offrent à moi tous ces, tous ces aléas ? Je ne pense pas, je pense, trop. Je dis cela parce que c’est inévitablement le reproche qu’à mon égard vous vous empressez de formuler. Mais sachez que la bonté existe quelque part.

Je vous le concède mon tendre, je vous l’accorde même dirais-je -quoiqu’il ne soit absolument pas dans mes cordes ou en mon pouvoir de cela faire- qu’une fois de temps en temps, par beau temps principalement, les pissenlits sont malléables. Agréables voulais-je dire. Tant pis, tant mieux, les brins de colza refleuriront à la saison propice à leur croissance, je ne sais laquelle, tout comme aucun corbeau n’est blanc. Dinde, âne, et pourquoi pas la charrue avant les boeufs ? Non mais a-t-on jamais vu un tel foutoir chez un notable notaire comme celui-là. Sauf que celui-là précisément, est fou notoire. Qu’est-ce qu’un fou notoire foutrait de chaussettes jaunes me demanderez-vous ? C’est qu’il n’est pas fou. Il est minutieux et en catimini, assortit avec soin ses chaussettes et ses polos, chemises, et autres vêtements qui se portent au-dessus de la ceinture ; d’ailleurs la vôtre tombe, bel ami.

Il est blond, les cheveux en arrière, et ses iris sont des nymphéas. Je ne sais ce que je baliverne balbutie babille là, néanmoins, c’est ainsi. Il, parfois, passe. Et repasse. Et toujours cet esbroufe de lumière -oui, je passe du féminin au masculin et le musc sent la lavande- avec lequel seules les ombres passagères s’atermoient. Lorsque l’orthographe fait défaut, il est un dicton de moi-même, qui dit cela : attentivez-vous ; lorsque l’orthographe fait défaut, il est temps que le peintre cesse.