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Véhémente et narcissique, je lui sais gré de ne pas trop s’en faire, lorsque d’aucuns la maudissent et vantent ses démérites. Je la soudoie parfois, de procurer enfin à un ou deux petits êtres tantôt fragiles tantôt narquois, le réconfort dont elle est synonyme. Je ne fais pas dans la demi-mesure, lorsque d’elle je me régale ; et tandis que les braves s’engaillardissent dans les masures obscures et sales, moi, je travaille. Le labeur petit à petit ronge mes nuits ronge mes jours ronge mes heures, et d’heurts en heurts je poursuis toujours obstinée le chemin qui se profile à deux pas. Non monsieur, non madame, je n’anticipe pas. Mon emploi du temps me dites-vous ? Mon agenda ? Que sont ces futilités de langages lorsque s’offrent à moi tous ces, tous ces aléas ? Je ne pense pas, je pense, trop. Je dis cela parce que c’est inévitablement le reproche qu’à mon égard vous vous empressez de formuler. Mais sachez que la bonté existe quelque part.
Je vous le concède mon tendre, je vous l’accorde même dirais-je -quoiqu’il ne soit absolument pas dans mes cordes ou en mon pouvoir de cela faire- qu’une fois de temps en temps, par beau temps principalement, les pissenlits sont malléables. Agréables voulais-je dire. Tant pis, tant mieux, les brins de colza refleuriront à la saison propice à leur croissance, je ne sais laquelle, tout comme aucun corbeau n’est blanc. Dinde, âne, et pourquoi pas la charrue avant les boeufs ? Non mais a-t-on jamais vu un tel foutoir chez un notable notaire comme celui-là. Sauf que celui-là précisément, est fou notoire. Qu’est-ce qu’un fou notoire foutrait de chaussettes jaunes me demanderez-vous ? C’est qu’il n’est pas fou. Il est minutieux et en catimini, assortit avec soin ses chaussettes et ses polos, chemises, et autres vêtements qui se portent au-dessus de la ceinture ; d’ailleurs la vôtre tombe, bel ami.
Il est blond, les cheveux en arrière, et ses iris sont des nymphéas. Je ne sais ce que je baliverne balbutie babille là, néanmoins, c’est ainsi. Il, parfois, passe. Et repasse. Et toujours cet esbroufe de lumière -oui, je passe du féminin au masculin et le musc sent la lavande- avec lequel seules les ombres passagères s’atermoient. Lorsque l’orthographe fait défaut, il est un dicton de moi-même, qui dit cela : attentivez-vous ; lorsque l’orthographe fait défaut, il est temps que le peintre cesse.
